Cochise

Le 30/11/2020 :

Cochise, “notre” ours à lunettes de 34 ans est sans doute en train de vivre ses derniers moments.

Cochise s’accroche mais malgré tous nos bons soins, il est rattrapé par son grand âge. Il est fatigué, ne s’alimente plus normalement et commence a maigrir à vue d’oeil. Il est de moins en moins vif.

A notre arrivée en décembre dernier, Cochise était dans un enclos en dénivelé qui l’obligeait malgré son arthrose à gravir plusieurs marches chaque jour pour rentrer dans sa “loge”. Il était alors également en proie aux tourments que lui infligeait sa fille Pabla et souffrait le martyr du fait d’un glaucome non soigné depuis trois ans. Une pancarte devant son enclos “remerciait le public pour sa compréhension” devant le triste spectacle qu’offrait Cochise aux visiteurs….

Nous avons déplacé Cochise dans un enclos à plat, l’avons soustrait aux attaques de Pabla et surtout, nous l’avons opéré pour lui ôter l’oeil qui le faisait souffrir. Cochise a alors changé de comportement et les soigneurs qui le côtoyaient de longue date s’accordaient à dire qu’il ne l’avaient pas vu aussi paisible depuis longtemps. Il a eu un regain d’énergie et d’intérêt pour ce qui l’entourait.

Mais depuis quelques temps maintenant, nous voyons Cochise s’amenuiser et la vie semble le quitter petit à petit. Il est aujourd’hui l’un des plus vieux ours à lunettes au monde et il est sur le point de s’éteindre en captivité, à notre plus grand regret. Il fait partie de ces animaux de l’ancien zoo de Pont Scorff bien trop vieux pour lesquels Rewild arrive trop tard. Mais pour lesquels nous aurons au moins la consolation d’avoir permis d’offrir une fin de vie moins pénible, en minimisant au maximum sa douleur et ses tourments. Toutes ces histoires vous seront un jour racontées, de l’intérieur.

Cochise est encore parmi nous à l’heure où nous écrivons ce post mais toute l’équipe se prépare à devoir bientôt lui dire au revoir et nous voulions partager cela avec vous.

Nous vous donnerons très prochainement des nouvelles, quelles qu’elles soient.

Merci à tous,